28-03-2013 12:15
Cours d'anglais semi-intensifs01-03-2013 11:55
Un nouveau Bac+3 à l'IDFA19-02-2013 13:27
La CCI veut lutter contre l'illettrisme en entreprise15-01-2013 11:47
Concours national Trophée des talents15-01-2013 10:53
Les étudiants EGC en visite d'entreprise, SPIT à Bourg-les-Valence
Issue de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 7 janvier 2009 - signé à l’unanimité par les partenaires sociaux - sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels, la loi relative à « l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie » entrera en vigueur en 2010.
Les principes
Face à la parution de nombreux rapports critiques et à une forte impulsion gouvernementale, les partenaires sociaux se sont remis autour de la table au cours de l’automne 2008 pour négocier une nouvelle réforme de la formation professionnelle. S’inscrivant en droite ligne des derniers accords sur la formation (2003), de la modernisation du travail (2008) et de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (2008), l’ANI du 7 janvier 2009 entend répondre aux quatre axes fixés par la lettre d’orientation gouvernementale du 25 juillet 2008 : renforcer le lien entre la formation et l’emploi, construire un système plus juste, accroître l’efficacité du système et rendre l’individu acteur de son parcours professionnel.
Réaffirmant la gouvernance paritaire du système de formation professionnelle continue, le nouvel ANI ne préconise pas d’augmentation de la contribution des entreprises à la formation professionnelle, lui préférant des cofinancements impliquant les Régions, Pôle Emploi ainsi que l’État, positionné en partenaire privilégié. Notamment dans le cadre de la transformation du Fonds Unique de Péréquation (FUP) en Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP), financé par un pourcentage (5 à 13%) prélevé sur le versement des entreprises auprès des OPCA, aux fins de financer, dans le cadre de conventions, des actions de qualification à destination des demandeurs d’emploi et des publics salariés faiblement ou pas qualifiés. Et s’il prévoit de meilleures conditions d’auto-évaluation des politiques paritaires de formation, l’ANI ne remodèle pas le paysage des OPCA et OPACIF, confiant à un groupe de travail les préconisations en la matière.
Loin de révolutionner
les dispositifs de formation, le nouvel ANI confirme au contraire
l’amorce
d’une logique de parcours trans-dispositifs, voire trans-statuts,
impulsée dans
la réforme de 2003. Il s’agit d’éviter non seulement les ruptures des
parcours
de formation et parcours professionnels (logique trans-dispositifs) mais
également de soutenir l’accès à la formation au cours du passage du
statut de
salarié à celui de demandeur d’emploi et inversement (logique
trans-statuts), à
l’aide de stratégies de prises en charge prioritaires sur des profils
ciblés.
On assiste ainsi à l’aménagement de nombreux dispositifs existants : le
Bilan
d’étape professionnel, le Passeport formation, la VAE, l’appui global au
bénéficiaire du contrat de professionnalisation, la simplification du
plan de
formation, le DIF, le CIF et la (re)qualification des salariés,
notamment en
période de professionnalisation.
L’ANI se montre en outre plus innovant avec la création d’un dispositif
dédié à
la formation des demandeurs d’emploi indemnisés ou non : la
Préparation
Opérationnelle à l’emploi (POE).
Elle a pour objectif de maintenir dans l’emploi divers types de salariés en CDI en leur permettant d’acquérir une qualification reconnue ou de participer à une action de formation dont l’objectif est défini par la commission paritaire nationale de l’emploi d’une branche professionnelle.
la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) au service de la formation des demandeurs d’emploi
Destinée à la (re)qualification des demandeurs d’emploi indemnisés ou non, la POE leur permet de bénéficier d’une action de formation nécessaire pour occuper un poste proposé dans le cadre d’une offre déposée à Pôle Emploi.
Sa formation réussie - d’une durée maximale de 400 heures -, le demandeur d’emploi signe avec l’entreprise un CDI, un CDD d’au moins un an ou un contrat de professionnalisation en CDI. En cas d’échec, il bénéficie d’un accompagnement renforcé par Pôle Emploi.
Indépendante de l’Action de Formation Préalable au Recrutement (AFPR) mise en place en janvier 2009, la POE est cofinancée par le FPSPP, l’État, les Régions, Pôle Emploi, le FSE et l’OPCA concerné.
Consultez le site www.gouv.fr